Le Cercle Taurin Biterrois à l’heure sévillane.

Publié le par Club Taurin Biterrois

José Carlos ArévaloLe Mystère taurin a plané dans les locaux du Club Taurin Biterrois en présence de son auteur, José Carlos Arévalo. Une vie à pleine vitesse et des idées du toreo par centaines, mais pas pour écrire une encyclopédie taurine de plus. Non, plutôt éveiller chez le lecteur la réflexion sur l’évolution de la corrida, la lidia, le toreo par quelques aphorismes. Des questions nombreuses de l’assistance:
 
À la lecture de votre livre, José Tomas semble l’aboutissement final du Toreo comme Séville est l'aboutissement de votre voyage taurin ?
JC. Arévalo : Je l’ai cru au moment où j’ai écrit ce livre. D’abord j’ai vu en Paco Ojeda une révolution du toreo. Jusqu’à lui, le combat consista à dominer la bravoure pour ensuite la tuer. Mais en approfondissant la domination Ojéda découvrit une nouvelle signification du toreo : dominer le taureau pour le déposséder de sa bravoure, la prendre, l’exprimer, l’absorber dans chaque passe : l’apprivoiser. Belmonte, Manolete et Ojeda sont la trinité taurine du siècle. Jusqu’à l’arrivée de José Tomas. Je suis un homme du présent et si j’ai cru un instant que tout avait été fait, je découvre aujourd’hui encore de nouvelles conceptions du toreo qui bien qu’elles ne soient pas totalement abouties, sont le moteur de mon aficion.

José Carlos ArévaloMorante?
JCA : Le torero le plus sévillan qu’il m’a été donné de voir. L’union des quartiers de la ville, la conjonction du toreo du « Socrate de San Bernardo » : Pepe Luis Vasquez, du « Pharaon de Camas » : Curro Romero et du « torero de révolution » de Triana : Juan Belmonte. Et en plus il a en lui quelque chose que peu de gens voient, le sens de la lidia.

Sébastien Castella, comment le voyez-vous ?
JCA : Je l’ai vu la première fois dans une novillade à Béziers face à des toros de Margé très armés avec un vent de folie. Ce garçon était aussi quieto que s’il buvait un café. J’avais cru voir un futur grand torero. Je l’ai revu à San Sebastien ou encore je fus subjugué. Mais, je cru par la suite m’être trompé, ne retrouvant plus les qualités que j’avais cru déceler en lui. José Antonio Campuzano est un torero que je respecte et il me disait, ce garçon sera figura. Et il y eu la San Isidro 2005. Certes le président était un policier, mais se tromper à ce point
Sa deuxième course est pour moi la plus importante de ces dernières années. Je garde de Madrid trois grandes dates : 1991 César Rincon, 1999 José Tomas et 2005 Sébastien Castella (qu’on se le dise…., NDLR)

Le règlement taurin andalou va-t-il dans le bon sens pour le tercio de pique ?
JCA : Non, je ne crois pas que la taille de la puya soit importante. Ce qui importe c’est le poids du cheval et la technique du picador. Bonijol fait un excellent travail ainsi que la cavalerie de Séville. Il faut des chevaux toreros, des picadors qui soient des cavaliers et poursuivre la réduction du poids et de la taille de la cavalerie. C’est dans la technique de la pique qu’est le salut de la suerte de vara. Piquer n’est pas opposer un mur à la charge du toro, mais révéler sa bravoure sans l’épuiser. Aujourd’hui on peut toréer tous les toros car la pique réduit la lidia et favorise le toreo.

Publié dans Interwius

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