El Fundi combattera six toros tout seul

Publié le par Jean Louis Pous

Combattre seul les six toros d’une corrida-concours en assumant la lidia, dans l’histoirede la tauromachie, seule une poignée de toreros a tenté pareil exploit. En témoignage de gratitude envers l’aficion française, tel est le défi du Fundi.

José Pedro Prados "El Fundi": Né à Fuenlabrada le 23 décembre 1966. Il a pris l’alternative des mains de Joselito à Villaviciosa de Odon le 22 septembre 1987 et l’a confirmée le 22 mai 1988 avec le même parrain et le même témoin, El Bote.
Il faut chercher beaucoup dans l’histoire du toreo pour trouver la trace d’une corrida concours combattue en solitaire par un torero. Viennent à l’esprit deux exemples célèbres : celle à laquelle participa Luis Miguel Dominguin au début des années soixante au Puerto de Santa Maria, et celle que combattit le maestro Manzanares à Ronda en 1988 et au cours de laquelle le toro “Peleon” de Guardiola fut grâcié. Depuis, a priori, l’expérience n’a été tentée par personne. Dire que la proposition faite par l’empresa d’Arles et acceptée par le Fundi revêt un caractère historique est donc d’autant moins exagéré qu’il s’agit d’une première en France et que durant sa longue carrière le Fundi ne s’était risqué à combattre six toros qu’à une seule reprise - à Ales en 1990 - expérience interrompue par une blessure reçue face au cinquième.
C’est donc avec enthousiasme que le Fundi a accepté ce challenge important, précisant même que combattre six toros en France était quelque chose dont il rêvait depuis longtemps et que l’arène qu’il considérait la plus indiquée pour le faire était celle d’Arles. Autant dire que pour le torero cette corrida-concours prend tournure de véritable évènement. Les arguments ne lui manqueront pas, ni le soutien inconditionnel du public sans doute qui le ccnsidère depuis longtemps déjà comme un des grands lidiadors contemporains . Ce que concrétisa parfaitement le prix Popelin qui l’an passé couronna une temporada exemplaire.

Torero “largo” par excellence, El Fundi possède un répertoire complet durant les trois tercios et est tout aussi capable de ferailler contre les toros les plus difficiles comme, quand l’occasion se présente, de toréer aussi bien que quiconque ceux qui le permettent. Dans ce dernier registre les deux faenas réalisées à Vic l’an passé resteront sans doute dans les mémoires, soigneusement rangées auprès de tous les hauts faits que le torero madrilène, durant sa déjà longue carrière, a accumulé et dont une bonne partie eurent pour théâtre les arènes françaises. Dernier exploit en date pour le Fundi, sa prestation remarquable lors d’une très difficile corrida de Miura célébrée à Séville vient à point pour démontrer que lorsqu’il est sincère un torero touche à l’universel : trois combats intenses, trois ovations formidables et une énorme oreille sanctionnèrent cette journée au cours de laquelle le torero jouait bien plus que sa réputation.

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