DAVID PEREZ: C'est un honneur défendre la Fiesta de los Toros devant le Parlement

Publié le par Jean Claude Lorant Raze

Tempus fugit mais qui s’intéresse aux taureaux et à la corrida se souvient probablement des actions menées, lors de temporada  2005, par la Plataforma catalana dirigée par Luis Corrales. Il s’agissait, entre autres, de recueillir des signatures de soutien à la corrida à l’occasion des grandes férias espagnoles et françaises. Toutes les directions d’arènes de l’hexagone sauf une, Fréjus, acceptèrent de jouer le jeu, un jeu qui défendait aussi leurs intérêts. Le journaliste catalan Germàn Jimenez Andreu  (La Razòn, Cope…) et J. L. Pous furent les artisans du succès considérable de la campagne française. Le représentant des anti-corrida, lors d’une émission  de fin de matinée, sur France Inter au tout début de l’été, affirmait péremptoirement que la corrida avait vécu en Catalogne et qu’on n’avait pas fini de voir ce que l’on allait voir alors que le gouvernement catalan venait d’assurer la pérennité de la Fiesta Brava  par un vote sans équivoque, après l’intervention du député socialiste David Perez.

Céret 2006,  David Pérez, invité par le maire de Céret et l’ADAC se voyait dédier le dernier taureau de la féria, symbole de son succès. Quelques instants plus tard il exposait volontiers la stratégie qu’il employa devant ses collègues.
« …Pour moi, ce fut un honneur que d’avoir à défendre la Fiesta de los Toros devant le Parlement. C’est Céret que j’ai choisi comme exemple de respect du taurea et  comme hommage à la Catalanité.  J’ai opté pour une défense basée sur la tranquillité, la sérénité, sur ce qui est juste, sur ce que la Féria des taureaux représente et exprime, sur ce que nous pensons, sur l’injustice de l’interdiction aussi. Les arguments avancés par les abolitionnistes étaient si pauvres qu’il me fut facile de les démonter un à un, la pseudo Hispanité de la Fiesta entre autres… Céret de  Toros en est la preuve tangible. Le respect du public pour nos hymnes montre bien que cette Fiesta ne nous enlève rien de nos traditions et particularismes…Il restait les souffrances, celle de l’animal : indiscutable ! Mais combien de milliers d’autres bovins souffrent davantage, journellement, dans les antichambres de l’abattage, à Barcelone »

Et comme le dit si bien le proverbe espagnol ( qui doit bien exister aussi en Catalan) « no hay bien  que por mal no viene », le temps des difficultés serait  enfin passé.
«  Oui, je le pense. La Fiesta Brava est sortie consolidée de l’épreuve, plus assurée que jamais. Nos vemos, en Barcelona ?»
 

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