ALGEMESI (La Rioja): La feria 2006 avec ses images

Publié le par Jean Claude Lorant-Raze

Jeudi 28 septembre: Soleil et plein. Décevants les ML Dominguez: armés et encastés certes, mais petits et faibles.
Eugenio Pérez. Avis, silence.Vuelta. Ce demi-échec n’est pas à mettre au débit du torero d’Elda. Face à ses deux adversaires il montra courage, volonté et qualité torera : trois droitières avec le premier, un quite en navarras en compagnie du second en attestent. Il eut beau tout offrir, rien n’y fit.
Rubén Pinar. Oreille. Applaudissements au départ. C’est en Colombie, le 15 janvier, qu’il est allé chercher sa première piquée, depuis? C’est tout le mérite des organisateurs d’Algemesi de savoir que ce garçon existe, et comme il manie bien les tissus, très bien les banderilles, qu’il a un cœur torero grand comme la province, il nous reste à faire comme eux: nous souvenir que Pinar existe, plutôt bien.
Mariano Rojo. Applaudissements mitigés : il tua mal un novillo arrêté, point. Pour le reste cavalcades, dressage, quiebros à chevaux variés, lui aussi une belle rencontre.


 Vendredi 29 septembre: Soleil. Chaleur.Plein. Cinq taureaux de Buenavista, bien présentés, têtes commodes,  décidés à faciliter le succès des hommes, même lorsque lassés des courses, des piques et du reste ils se retirèrent aux barrières (4 et 5). L’exemplaire de La Martelilla, destiné au rejoneador Alvaro Montès (applaudissements discrets) eut au moins le mérite de faire danser et chanter la plaza : ne s’intéressant  à rien il rallongea la phase banderilles, musique, chants etc…JJPadilla. Oreille. Ovation. Oreille.Il tua médiocrement Guitarra et Gallero, passant ainsi à côté d’un triomphe retentissant pour les trophées. En ce qui concerne les banderilles il aura battu ou approché un record : douze paires en trois taureaux On voulait de la musique il se fit premier second, troisième violon. On voulait danser, J José dispose de plusieurs cordes à son arc..het : il sortit le tourniquet à répétition (circulaires enchaînées sur un rythme 78 tours). Ah ! on voulait de la fête, il en servit jusqu’à plus soif. De toreo, poco me confia mon voisin.L M Encabo Oreille.Oreille. Du sérieux, à l’habitude : il ne vit peut-être pas toutes les qualités de Bandolero, il en attendait davantage d‘Espumillo, l’un compense l’autre. J’oubliais, LMiguel s’efforça toujours de toréer.   


 Samedi 30 septembre:Plein. Forte chaleur. Novillada de Bucaré ( Buendìa) : harmonieuse, noble, les nos 3 et 4 équipés de trop petits moteurs. El Moronta. Silence. Oreille. Une confirmation  toujours à venir, il faut aussi toucher le public et ici, le premier novillo sort dans une ambiance où prédominent bavardages et déplacements des retardataires.Des qualités sont là, probablement :  les laisser entrevoir ne suffit pas.Salvador Fuentes. Vuelta. Oreille. A chaque jour sa bonne surprise : en voilà une de taille! Elégance et pas seulement vestimentaire, profondeur, économie du geste et bonne gestion des forces de l’animal, faenas composées : bien torero, bien !Sergio Galàn. Oreille. Et pourtant, dès la mi-parcours, le dénommé Franciscano, installé aux planches côté Basilique ( l’arène montée sur la place Eglise/mairie) déclara attendre qu’on lui ouvrit les portes pour s’y recueillir ! Il ne savait pas que ce Saint Serge possédait un tel sac de diableries qui finirent par l’abuser.  


 Dimanche 1 octobre: Algemesi 2006 a vécu, on démontera la plaza dans la nuit, la place de la mairie sera rendue à ses habitudes. Clôture sous un soleil ardent et chaud. Plein habituel. Splendide novillada de caractères variés, à l’irréprochable présentation et, pour mettre l’orange-on ne dit pas cerise ici- sur le gâteau un extraordinaire blanc noble  qui précéda un grand méchant noir( il ne s’agit pas de politique mais de corrida)  chargé de clore le cycle 2006.
Genaro Tent. Scandaleuse oreilles, deux, décision à laquelle je n’entends rien.
Benjamìn Gòmez. Sifflets. Deux oreilles. Novillero depuis cinq ans mais sans grande expérience, il s’employa à fuir le premier. Toute honte bue et assuré du soutien participatif du grand blanc, un ange déchu dépêché par la Basilique, miracle, il se tint quiet, joua du poignet, étira du bras comme un Miura du cou,  nous surprit tous, sauf le grand Blanc qui…
Alberto Lamelas. Oreille. Oreille. Le protégé du patron ( de Toros France) ne fit qu’une bouchée de la mise en bouche plus salée que sucrée pourtant. Chargé de clore la féria, s’il avait gardé de l’énergie sous le pied il dut aussi utiliser du frein : c’est à lui que revenait le grand noir encasté comme deux, vif et violent, rendu aigre et méchant par un picador qui tenta vainement de lui souhaiter une bonne fête. Les clarines avaient sonné le tercio tout en variations, Lamelas honora. Il se battit et toréa, quatre fois les cornes, pointues, lui saluèrent poitrine puis visage, il les remercia de leur sollicitude mais les remit à leur place d’un espadazo digne de Roland et du Cid réunis. Un seul trophée, qu’importe le serveur du jour avait vidé la bouteille avec Tend.

Photos Danièle

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